Intentions de vote au Québec : le PQ consolide plusieurs indicateurs dans un climat de changement
Près des deux tiers des Québécois souhaitent un changement de gouvernement. À deux semaines du scrutin, les intentions de vote demeurent stables, mais certains indicateurs de campagne évoluent : le Parti Québécois reste en tête, Paul St-Pierre Plamondon progresse sur plusieurs mesures liées au leadership, et le Parti conservateur du Québec montre un potentiel qui dépasse son vote actuel.
Présenté par
Sébastien Chamberland
Faits saillants
- Le PQ demeure à 29% des intentions de vote chez les électeur·trices décidé·e·s. Chez les francophones, il obtient 37%, contre 24% pour la CAQ.
- Paul St-Pierre Plamondon atteint 26% comme chef qui ferait le meilleur premier ministre (+4), 27% comme chef représentant le plus le changement (+3) et 25% comme chef ayant mené la meilleure campagne au cours des sept derniers jours (+10).
- Le PCQ atteint 34% dans la RMR de Québec et devient le parti le plus souvent cité comme deuxième choix de vote, à 17% (+3).
- 65% des Québécois souhaitent un changement de gouvernement, en hausse de quatre points.
- Le coût de la vie et du logement arrive en tête des enjeux susceptibles d'influencer le vote (53%), suivi de l'amélioration des services publics (46%).
Une semaine favorable à PSPP, et de nouveaux signes de potentiel pour le PCQ
Les intentions de vote provinciales changent peu, mais les perceptions des chefs évoluent. Paul St-Pierre Plamondon gagne du terrain sur trois indicateurs distincts : la fonction de premier ministre, l'incarnation du changement et l'évaluation de la campagne récente. Le mouvement ne se traduit pas, pour l'instant, par une hausse de l'appui au PQ, qui demeure stable.
Du côté conservateur, le résultat provincial reste également inchangé. Le portrait est toutefois différent lorsqu'on regarde la RMR de Québec et les deuxièmes choix. Ces données indiquent qu'une part de l'électorat considère le PCQ comme une option au-delà de ses appuis actuels, sans permettre de présumer que ces préférences se convertiront en votes.
Le changement domine le climat, mais le portefeuille domine les enjeux
La volonté de changement constitue l'un des éléments structurants de cette mesure. Elle pose un défi particulier à Christine Fréchette : alors que 65% souhaitent qu'un nouveau parti dirige le Québec, elle demeure moins souvent associée au changement que les autres principaux chefs.
Cela dit, lorsqu'on demande directement ce qui influencera le vote, les préoccupations économiques et les services publics arrivent nettement devant les autres enjeux. La campagne se déroule donc dans un électorat fortement disposé au changement, mais dont les priorités déclarées demeurent d'abord concrètes et quotidiennes.
L'élection générale aura lieu le 5 octobre et le vote par anticipation les 27 et 28 septembre.
Ce que ça change
- Le PQ reste le favori le plus probable pour former le prochain gouvernement — la progression de PSPP sur le leadership, sans mouvement du vote, suggère une avance qui se consolide plutôt qu'elle ne s'effrite.
- Le PCQ devient un acteur à surveiller de plus près, sans devenir prioritaire — son statut de 2e choix (+3) et sa force dans la RMR de Québec indiquent un vote conservateur latent qui pourrait se réveiller en fin de campagne ou se reporter en cas d'effondrement caquiste régional.
- La CAQ perd du terrain identitaire, pas seulement électoral — être minoritaire chez les francophones (24% vs 37% PQ) et peu associée au changement fragilise Christine Fréchette dans la dernière ligne droite.
- Coût de la vie et services publics dominent, pas les enjeux sectoriels
Méthodologie
Sondage en ligne réalisé du 18 au 21 septembre 2026 auprès de 1 001 répondant·e·s du Québec âgé·e·s de 18 ans ou plus ayant le droit de vote. Les données ont été pondérées selon l'âge, le genre, la langue maternelle, la région, la scolarité et la présence d'enfant dans le foyer. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur d'au plus ± 3,10 %, 19 fois sur 20.
Lien vers le rapport :
À propos de
Sébastien
Sébastien Chamberland œuvre dans le milieu des affaires depuis 25 ans et est actif en politique municipale et provinciale depuis plus de 10 ans. Au sein du gouvernement provincial du Québec (2019-24), Sébastien a établi des relations clés avec plusieurs acteurs du monde politique, des affaires et des hautes technologies (intelligence artificielle).