Le Canada renforce son avantage en matière d'IA - peut-être

Comme indiqué ci-dessous, le Canada compte 10% des meilleurs chercheurs au monde dans ce domaine et se place en tête du G7 pour les articles universitaires sur l'IA publiés par habitant depuis 2019. Cependant, notre pays est à la traîne par rapport aux autres pays du G7 en ce qui concerne les réalisations informatiques. Dans cet article, nous examinons certains des facteurs clés des progrès du Canada en matière de développement de l'IA.

Aperçu de AI Advantage

Il y a une semaine, la vice-première ministre Freeland a dévoilé ce qui pourrait s'avérer être la stratégie du gouvernement Trudeau en matière d'emploi. dernier budget. Alors que les gros titres se sont concentrés sur les taxes sur les plus-values et les mesures relatives au logement, il ne faut pas oublier que $2,35 milliards ont été mis de côté pour ce que le gouvernement a appelé, Renforcer l'avantage du Canada en matière d'IA.

Le Canada est depuis longtemps un acteur sur le front de l'IA, et ce ne sont pas seulement les travaux de Geoffrey Hinton et de Yoshua Bengio qui se distinguent. Selon l'OCDE, le Canada compte 10% des meilleurs chercheurs au monde dans ce domaine et se place en tête du G7 pour les articles universitaires sur l'IA publiés par habitant depuis 2019.

Malheureusement, les capacités de calcul du Canada sont inférieures à celles des autres pays du G7, par une large marge. Et sans cette infrastructure informatique, il sera pratiquement impossible de transformer nos recherches en produits commercialisés, et il sera de plus en plus difficile de garder ces grands esprits chez nous.

Le ministre canadien de l'innovation, des sciences et de l'industrie, Francois-Phillipe Champagne, a décrit le défi de la manière suivante : "Nous avons le cerveau. Il nous faut maintenant l'ordinateur central".

Le budget 2024 propose $2,35 milliards sur cinq ans pour un nouveau Fonds d'accès à l'informatique de l'IA et une stratégie canadienne d'informatique souveraine de l'IA ($2 milliards), des start-ups canadiennes cherchant à développer l'IA via les agences de développement régional du Canada ($200 millions), le programme d'aide à l'IA du Conseil national de recherches ($100 millions), et un nouveau programme de solutions sectorielles pour la main-d'œuvre ($50 millions).

Les programmes sectoriels de main-d'œuvre ne sont pas nouveaux, mais le gouvernement s'est donné du temps pour déterminer quel(s) secteur(s) recevra(ont) cet argent. Il s'est donné jusqu'à l'exercice 2025-26 pour le faire.

Lorsque cette annonce a été faite pour la première fois dans le cadre d'une annonce prébudgétaire, le Premier ministre a désigné les secteurs du commerce électronique, de la finance et du journalisme comme bénéficiaires potentiels de ces fonds. Le programme était censé "aider les travailleurs à acquérir de nouvelles compétences afin qu'ils puissent utiliser l'IA à leur avantage". Lors de ce même événement, le vice-premier ministre a déclaré que les travailleurs qui bénéficieraient d'un soutien incluraient ceux des industries créatives. Je suis sûr que ces travailleurs ne manqueront pas.

Les secteurs qui ont déjà subi et subiront l'impact de l'IA ne manquent certainement pas. On peut s'attendre à une bataille acharnée en coulisses pour obtenir une part des $50 millions d'euros qui ont été mis de côté.

Le Programme d'aide à l'IA du Conseil national de recherches et les Agences de développement régional du Canada sont tous deux bien établis et les $85 millions de dollars prévus pour cet exercice devraient provenir principalement d'eux. Pour mémoire, cet argent est destiné à "aider les petites et moyennes entreprises et les innovateurs à élaborer et à déployer de nouvelles solutions d'IA, éventuellement en coordination avec de grandes entreprises", et à "stimuler les start-ups d'IA pour mettre de nouvelles technologies sur le marché, et accélérer l'adoption de l'IA dans des secteurs critiques, tels que l'agriculture, les technologies propres, les soins de santé et l'industrie manufacturière".

Nous ne savons pas encore si ces secteurs recevront également un financement sectoriel pour l'adaptation de la main-d'œuvre, et je laisserai à d'autres le soin de débattre de la question de savoir si la modifications de l'impôt sur les plus-values vont travailler à contre-courant de ce qui précède.

Le succès de ces plans dépend bien sûr du renforcement des capacités de calcul du Canada. La plus grande partie de ce financement a été mise de côté pour un nouveau Fonds d'accès au calcul de l'IA et une Stratégie souveraine canadienne de calcul de l'IA. À en juger par les tableaux budgétaires, ces fonds sont principalement prévus pour les exercices 2027-28 et 2028-29.

Bien avant que cet argent ne soit dépensé, le gouvernement prévoit de consulter des partenaires industriels et des instituts de recherche pour une mise en œuvre "rapide". Mais il a déjà défini les axes politiques qui détermineront la manière dont cet argent sera finalement dépensé. Dans le préambule de ce chapitre, le budget 2024 indique que "les difficultés d'accès à la puissance de calcul ralentissent la recherche et l'innovation en matière d'IA, et exposent également les entreprises canadiennes à une dépendance à l'égard de l'informatique privée, à l'extérieur du Canada". Et que "cela s'accompagne de dépendances et de risques de sécurité et constitue un obstacle pour nos entreprises et nos chercheurs en IA."

Ainsi, le privé et l'étranger sont mauvais, le public et le national sont bons. C'est du moins ce que l'on pourrait croire. Mais les exercices 2027-28 et 2028-29 sont encore loin. Et les le prochain gouvernement fédéral pourrait ont une autre idée en tête.

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