Nouvelles hebdomadaires du Québec - 8 décembre 2023

Cette semaine, les députés étaient à l'Assemblée nationale pour leurs dernières sessions intensives avant la fin de l'année.

Sanction du projet de loi 38 - Cybersécurité et transformation numérique

L'Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi n° 38 visant à assurer la cybersécurité et accélérer la transformation numérique de l'administration publique.. Les dispositions de la loi se concentreront sur la protection des actifs informationnels de l'État et sur l'unification de la cyberdéfense. Le projet de loi vise également à fournir des outils importants pour une gouvernance cohérente de la transformation numérique de l'État, en identifiant clairement les priorités gouvernementales pour les organisations publiques et les citoyens. Eric Caire, ministre de la Cybersécurité et du Numérique, a souligné l'importance de la loi, en rappelant les consultations spécifiques qui ont eu lieu le 21 novembre 2023. La loi permettra également au gouvernement d'autoriser le ministre à mettre en œuvre des projets pilotes dans ces domaines, en renforçant et en normalisant les pratiques en matière de sécurité de l'information. Le ministre aura le pouvoir d'exiger la suppression de tout logiciel ou de tout autre actif informationnel, selon ce qu'il aura déterminé.

Questions éthiques - Le ministre adjoint chargé de la cybersécurité et des affaires numériques, Stéphane Le Bouyonnec, devrait être suspendu, selon l'opposition

Les partis d'opposition au Québec font appel à Stéphane Le Bouyonnec, une personnalité proche de François Legault, à être suspendu pendant qu'une enquête gouvernementale est menée sur ses liens avec une société ontarienne de prêts à taux d'intérêt élevé, Finabanx. Cette activité est illégale au Québec. Le Bouyonnec a déjà démissionné de son poste de candidat et de président de la CAQ en 2018 en raison de son implication dans Finabanx. L'entreprise est accusée d'avoir effectué des paiements douteux pour rembourser une dette criminelle. Au milieu de ces allégations, M. Le Bouyonnec a été nommé à des postes de haut niveau au sein du gouvernement du Québec en décembre 2020 et en octobre 2023. Les partis d'opposition soutiennent que les fonctionnaires devraient respecter des normes éthiques élevées et se conformer aux lois du Québec.

Offre salariale rejetée - Legault propose des augmentations plus généreuses en échange de nouveaux pouvoirs

Le premier ministre du Québec, François Legault, après le rejet de sa nouvelle offre salariale par les syndicats, ont indiqué qu'ils étaient prêts à accorder des augmentations plus généreuses en échange de pouvoirs de gestion accrus. Il a affirmé que l'absence d'amélioration dans les secteurs de la santé et de l'éducation était due à la "rigidité" des conventions collectives. Son gouvernement a présenté une nouvelle offre salariale à 600 employés de l'État, proposant une augmentation de 12,7% en cinq ans, qui a été immédiatement rejetée comme étant inadéquate, ce qui a entraîné des protestations continues. M. Legault insiste sur le fait que les pouvoirs de gestion pourraient être obtenus grâce à des concessions syndicales. Malgré la dernière offre salariale, le Québec ne l'a pas déclarée comme étant l'offre finale. Les récents états financiers ont laissé entendre que l'établissement d'un budget supplémentaire nécessiterait un emprunt, mais M. Legault a assuré que la nouvelle offre, qui prévoit des dépenses supplémentaires d'un milliard de dollars par an, s'inscrivait dans le cadre des finances publiques. Les grèves lancées par les syndicats se poursuivent, entamant une vague de grèves consécutives de sept jours.

Un deuxième sondage donne l'avantage au PQ

Pour la deuxième fois en deux semaines, un sondage de Quebecor Média réalisé par la firme Léger a placé le le Parti Québécois (PQ) devant la Coalition Avenir Québec (CAQ), l'instance dirigeante actuelle. Si les élections avaient eu lieu il y a quelques jours, le PQ aurait obtenu 31% de votes populaires, contre 25% pour la CAQ. Québec Solidaire arrive en troisième position avec 17%, devant le Parti libéral du Québec avec 14% et le Parti conservateur du Québec avec 11%. Le sondage a révélé un taux d'insatisfaction de 63% à l'égard du gouvernement du Premier ministre François Legault, attribué principalement à l'incapacité d'améliorer les systèmes de santé et d'éducation, à l'augmentation du salaire des députés et à la subvention accordée aux LA Kings. Le soutien du PQ est fragile car le taux de souveraineté est de 34%, et 47% veulent que le Québec signe la Constitution canadienne de 1982 et devienne une province normale. Le sondage a été réalisé auprès de 1040 Québécois du 1er au 4 décembre.

Le gouvernement du Québec veut permettre à d'autres villes d'imposer une taxe pour financer le transport public

Le gouvernement du Québec souhaite donner à davantage de villes les moyens d'agir. imposer une taxe supplémentaire sur l'immatriculation des voitures pour mieux financer les transports publicsCette surtaxe a été mise en place à la demande des villes de Québec et de Lévis. Auparavant, seuls les conducteurs de Montréal payaient une surtaxe, perçue par les villes de Québec et de Lévis. Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ), pour financer les transports en commun. Cette taxe sera également imposée aux automobilistes du nord et du sud de Montréal à partir de 2024. La ministre des Transports Geneviève Guilbault, qui est en conflit avec de nombreuses sociétés de transport et des maires qui luttent pour financer les transports publics, n'a pas commenté la question de savoir s'il s'agissait d'une solution viable. Le mois dernier, Mme Guilbault a annoncé que le gouvernement couvrirait 70% des déficits des dix sociétés de transport public de la province en 2024.

Grèves : Le PLQ veut que Legault s'implique dans les négociations, mais pas les syndicats

Le Parti libéral du Québec (PLQ) demande au premier ministre François Legault jouer un rôle direct dans les négociations avec les travailleurs du secteur public qui sont en grève pour le renouvellement de leurs conventions collectives. Le PLQ a critiqué le gouvernement pour son incapacité à parvenir à un accord avec les syndicats représentant environ 600 000 employés de l'État, ce qui a entraîné des grèves dans la fonction publique. Toutefois, les syndicats considèrent qu'une telle implication du premier ministre à ce stade est prématurée. Ils estiment qu'il serait plus avantageux pour le gouvernement de fournir d'abord des ressources supplémentaires à ses négociateurs. Des grèves ont eu lieu en novembre et d'autres sont prévues du 8 au 14 décembre. Entre-temps, les grèves se poursuivent chez les enseignants et les professionnels de la santé. Le Québec s'est déclaré prêt à augmenter sa dernière offre salariale à condition que les syndicats acceptent une plus grande flexibilité dans l'organisation du travail.

Demandeurs d'asile : "C'est aux autres provinces de faire leur part", dit le Québec

Le Québec, seule province à refuser de participer à un nouveau programme fédéral visant à accueillir 11 000 personnes originaires d'Haïti, du Venezuela et de Colombie, fait valoir qu'elle a déjà fait sa part du travail. De novembre 2021 à octobre 2023, le Québec a accueilli 55% de tous les demandeurs d'asile arrivés au Canada. La semaine dernière, la Consultation des migrants d'Haïti a décrié le refus du gouvernement du Québec de s'engager dans la nouvelle voie humanitaire visant à offrir la résidence permanente à 11 000 ressortissants haïtiens, vénézuéliens et colombiens ayant déjà de la famille au Canada. La ministre de l'Immigration, Christine Fréchette, défend la position du Québec en démontrant qu'une grande partie des 118 000 demandeurs d'asile que le Québec a acceptés de 2021 à 2023 sont originaires de ces trois pays. Elle s'attend à ce que les autres provinces prennent en charge les 11 000 prochains demandeurs d'asile sans la participation du Québec. Le Québec exigera une répartition plus équitable des demandeurs d'asile dans l'ensemble du pays, une délivrance plus rapide des permis de travail et une révision des procédures d'octroi des visas touristiques.

Le projet de loi 31 ne peut être sanctionné avant la fin de la session parlementaire

La sanction du projet de loi 31 du Québec sur la réforme du logement pourrait être retardée jusqu'à la fin de la session parlementaireLa commission de l'aménagement du territoire avait jusqu'à mardi soir pour terminer l'étude de deux projets de loi. Le Comité de planification territoriale avait jusqu'à mardi soir pour terminer l'étude de deux projets de loi, soit le projet de loi 31 de la ministre responsable de l'Habitation, France-Élaine Duranceau, et le projet de loi 39 sur la fiscalité municipale. La session parlementaire se terminant vendredi, les projets de loi qui n'auront pas été adoptés devront attendre la reprise des travaux de l'Assemblée le 30 janvier. Toutefois, en raison des amendements de dernière minute apportés aux projets de loi et de la quantité de matériel restant à évaluer, il est peu probable que toutes les tâches soient achevées à temps. Malgré les retards, le bureau de M. Duranceau garde l'espoir qu'un accord puisse être conclu pour l'adoption du projet de loi 31 d'ici vendredi.

Sondage Angus Reid : Legault est le Premier ministre le moins populaire au Canada

François Legault, premier ministre du Québec, a été classé comme le premier ministre provincial le moins populaire du Canadaselon un sondage Angus Reid publié lundi. Son taux de satisfaction a chuté de 16 points en trois mois pour atteindre 31%. Le sondage révèle que 61% des résidents du Québec sont insatisfaits, et l'insatisfaction est si élevée que 40% des répondants désapprouvent fortement sa performance. Cette baisse de la cote d'approbation a débuté au printemps et s'est aggravée avec la grève des employés de l'État et les controverses entourant les mesures prises par son gouvernement. À titre de comparaison, le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, également au pouvoir depuis 2018, bénéficie d'un taux d'approbation de 54%. Le premier ministre nouvellement élu du Manitoba, Wab Kinew, arrive en tête des évaluations avec 57%.

Sondages : Le PSPP mise sur l'indépendance, Legault assume la responsabilité de sa chute

De récents sondages placent le Parti québécois (PQ) et son leader, Paul St-Pierre Plamondon, en tête pour la première fois depuis dix ans, indiquant un soutien croissant à l'indépendance du Québec. Avec 31% des voix, dépassant la Coalition Avenir Québec (CAQ) de François Legault à 25%, le PQ poursuit son ascension. M. Legault, qui accepte la responsabilité de l'insatisfaction de 63% à l'égard de la CAQ, identifie plusieurs facteurs contribuant à cette tendance. Cependant, alors que la popularité du PQ augmente, le soutien à la souveraineté reste stagnant à 34%. Plamondon maintient son projet de référendum sur l'indépendance si le PQ remporte le premier mandat, dans le but de convaincre les souverainistes de la CAQ et de QS de se joindre à sa cause. Notamment, malgré les progrès du PQ, un sondage Léger suggère que 47% des Québécois signeraient la constitution canadienne actuelle, suggérant un obstacle potentiel au projet d'indépendance du PQ.

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