La nature humaine des dirigeants politiques 

Les élections ontariennes nous rappellent le sacrifice personnel que doivent faire les candidats, et surtout les chefs de parti. Cela était profondément évident lorsque la chef sortante du NPD, Andrea Horwath, est montée sur scène jeudi soir. Elle a dû vivre un moment palpable : la réduction des sièges et la prise de conscience qu'elle ne deviendrait jamais première ministre de l'Ontario.

Un aperçu politique

Il peut être facile de ridiculiser nos dirigeants. L'auteur est un partisan convaincu, et il est coupable de ce comportement, même s'il essaie de garder ces commentaires dans une sphère privée. 

Mais ce sont de vraies personnes avec de vraies familles et de vraies émotions. Pour Mme Horwath, M. Del Duca et M. Ford, tout était en jeu dans cette élection.  

Voici certains traits de caractère qui, selon moi, sont communs à tous les leaders, partout au Canada et ailleurs.  

Ils sont les preneurs de risques. Entrer dans l'arène politique, puis briguer la direction d'un parti, quel qu'il soit, exige une détermination sans faille et la suppression de la peur de l'inconnu. Il faut de la force et de la résilience.  

Ils sont extrêmement des travailleurs acharnés. Ils ne se contentent pas d'un style de vie de neuf à cinq et d'une soirée de télévision en continu, ils sont motivés et n'ont aucun mal à gérer des horaires pénibles et des demandes incessantes et concurrentes. Il n'y a pas de leaders paresseux.  

Ils ont des nerfs d'acier. Diriger, c'est se soumettre à un châtiment cruel et inhabituel. Des caprices des médias sociaux aux caricatures des journaux, en passant par les critiques des adversaires, un leader s'engage à endurer les sept cercles de l'enfer. Pour être capable de résister à tout cela, il faut un contrôle et un calme immenses. Personne n'aime se faire démolir, mais les leaders sont faits pour endurer cela.  

Alors que Mme Horwath et M. Del Duca quittent la direction de leur parti, il est important, quelle que soit l'affiliation de chacun, de se souvenir de leurs services. Ceci venant d'un ardent partisan de M. Ford. Mais ce n'est pas un paradoxe.  

Notre vitalité en tant que démocratie exige des options pour les électeurs, créant ainsi ce qui devrait être une tension saine lorsque les idées sont débattues dans la sphère publique. C'est pourquoi nous avons besoin de leaders qui prennent des risques, qui travaillent dur et qui ont le courage d'aller de l'avant.  

En guise de conclusion, le faible taux de participation aux élections générales de 2022 en Ontario est troublant. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une " élection de changement " où les électeurs sont motivés pour changer de gouvernement, tous ceux d'entre nous qui accordent de l'importance à nos institutions démocratiques doivent contribuer à encourager leurs voisins et amis à exercer un droit fondamental de citoyenneté : le vote. Le refrain familier de ceux qui ne votent pas est le manque d'options. Ce à quoi je réponds : gâchez votre bulletin de vote pour prendre position, mais au moins, présentez-vous et votez.  

Comme l'a noté le professeur Robin Lathangue, et je paraphrase, notre démocratie est une démocratie participative. Nous devons y être actifs pour qu'elle soit durable. Une phrase plus familière que nous avons tous entendue est "les décisions sont prises par ceux qui se présentent". C'est vrai.   

Remerciez ceux qui servent, et qu'il y ait toujours de nouveaux leaders, attendant dans les coulisses, prêts à défendre une cause, même celles que certains d'entre nous peuvent déplorer. Nos provinces et notre pays sont enrichis par leurs contributions, même si nous ne le voyons pas. Nous avons besoin d'eux plus que jamais.  

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